La chasse aux roms reste ouverte…

Un centre E.Leclerc, vous savez la marque qui cherche à refiler ses frites à une brit, paumée dans Paris et qui nous explique que grâce à ses hypers, le citoyen consommateur fait des économies sur la malbouffe et sur de la bimbeloterie inutile, vient de lancer une nouvelle politique de travaux: bulldozer contre caravane et enfants. Succès garanti pour le bull. Terreur pour les enfants.

Fort obligeamment le patron du centre Leclerc incriminé à Saint Naze ère, un monsieur Pierre Chartier, a présenté ses excuses. Pardon les gars, on vous a collé à la rue, on a détruit vos baraques et on a terrorisé vos enfants, on vous les remplace par un caddie de produits premier prix et une carte Leclerc et hop circulez  y a rien à voir.

Les roms sont décidément à la fête, stigmatisés par un Sarko en grandes pompes sécuritaires, pompes que les électeurs de la droite radicale lui ont balancé dans la gueule à l’occasion de l’élection des cantonniers, ils étaient chassés par les pandores et maintenant par les pendards. On leur impose en plus de leur passeport français, car la plupart des gens du voyage sur cet aimable territoire français sont français, un livret de circulation: t’as pas ton livret, c’est 90€! Semble que le Conseil d’Etat n’est pas le temps de s’occuper d’une telle infamie… Finalement, les leçons du XIXè siècle ne sont toujours pas apprises: il y a plus d’un siècle, on n’aimait pas les apatrides et les cosmopolites, aujourd’hui, derrière cette vilaine périphrase ne se cache plus le « juif » celui-ci ayant désormais un Etat où il peut à loisir se comporter aussi mal que ses anciens tortionnaires, mais bien le roms, le dernier apatride de la planète, l’ultime vestige du « pas pareil », du trop nettement différent. Pas encore de camps, juste des chiens, des bulldozers et des tombereaux de mépris.

A propos, vous vous souvenez certainement de la colère aoutienne de notre navet élyséen, qui avait peut être un peu abusé du pastis avec son pote endive Hoteufeux, vous vous souvenez de son martial discours qui a initié le « tournant » sécuritaire qui profite si bien à la marinette. Et bien, il semblerait que l’on s’achemine tranquillement vers une bavure… En effet les pandores auraient légèrement menti dans l’affaire et l’homme abattu comme un chien, Luigi Duquenet, gitan de son état,  ne l’aurait pas été en légitime défense mais bien latéralement, donc alors que la voiture avait de fait évité nos valeureux gendarmes… Pendant ce temps, un homme est un prison, le cousin du mort, celui par lequel le scandale va bien finir par advenir et prouver une fois encore que la droite de gouvernement est une droite de pyromanes.

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