Books – #22

En mai, fais ce qu’il te plait, et commence donc par lire le nouvel opus de l’excellentissime revue Books. Ce mois-ci, la revue s’attarde sur l’essor de la littérature liée au végétarisme acquis, la lente maturation d’intellectuels arrivant à la même conclusion, si manger de la viande est agréable, il est devenu moralement insupportable de faire subir des traitements proprement barbares aux bêtes d’élevage destinées à l’abattage. Ce constat n’est pas nouveau, l’écrivain américain, Isaac Bashevi Singer, auteur d’une magnifique littérature liée à au monde juif traditionnel, écrivait ainsi que « pour les animaux, tous les hommes étaient des nazis », phrase qui choque sans doute plus aujourd’hui qu’à l’époque où elle a été prononcée.


Le dossier présente bien évidemment les travaux qui depuis les années 70 fondent une nouvelle relation à l’animal, un refus militant ou simplement humaniste de regarder la souffrance animale comme une norme. La revue n’hésite cependant pas à appuyer là où ça fait mal en parlant en fermant son dossier sur un article daté de 1999, écrit par le journaliste Fernando Savater, qui chronique ici un livre polémique de Jesus Mosterin. Cet article montre le problème que pose encore pour beaucoup la reconnaissance d’un droit général des animaux, moquant les activistes de la cause animale, en rappelant que l’huître et la crevette souffrent également. On connait cet argument qui ressemble trait pour trait au fameux, « les opposants au nucléaire, veulent qu’on retourne à l’éclairage à la bougie ».

En dehors de ce très nourrissant dossier, on trouve également un article passionnant sur l’enfant en son royaume, dans lequel une photographe britannique met en scène des enfants de toutes conditions et de tous lieux dans cet espace devenu sous nos latitudes l’objet de toutes les dépenses, la chambre. La plaie de l’argent roi est également présente dans l’article consacré à un essai sur Dubai ou un polar qui met en scène la dictature biélorusse.

ça et beaucoup d’autres choses vous attendent dans ce n°22 qui se dévore en terrasse, sur la plage ou à l’ombre des arbres en fleurs.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s