Humeur du jour –

Anne Lauvergeon la VRP vulgaire du nucléaire nous expliquait hier que les allemands étaient de sales petits hypocrites (soutenue par cette vieille baudruche d’Attali), qu’ils allaient de toutes façons venir nous acheter notre nucléaire et qu’en plus leur décision de sortir du nucléaire avait été prise sans consulter les populations civiles. Rappelons à cette gourde irradiée que la France est entrée dans le tout nucléaire à la suite de Mon général sans poser la moindre question à qui que ce soit, et que c’est à la résistance active des citoyens qu’on doit en Bretagne de ne pas avoir une centrale dans chaque village !

Passons maintenant à la harengère de l’UMP, la parfaite image de la vulgarité de droite, qui cesse de dire des énormités que lorsqu’elle dort et encore quand on la regarde ânonner le discours martial du Guéant, on craint que même Morphée n’apporte nul repos à cette piteuse cervelle. La Morano, donc, qui ne supportant pas qu’une petite vendeuse ose lui faire savoir ce qu’elle pensait d’elle, et avec le courage qui caractérise les petits chefs éblouis par leur petit pouvoir, l’a fait chasser comme une pauvresse, mettant cette femme au chômage et lui faisant savoir de toute sa morgue et de sa suffisance de dame patronnesse, qu’elle n’en avait rien à foutre : pour garder son job, il faut se mettre à genoux et baiser les pieds et autres des puissants. Une vérité qu’on connaissait dans les républiques bananières et dans les états totalitaires et qu’on découvre effarés sous les ors de la république, à Paris, à NY ou ailleurs.

En France, on se gargarise de « gauloiseries » et de « gaudriole », on parle de ces rapports « privilégiés » entre hommes et femmes, qui permettent le flirt sympathique. Mais il n’y a rien de sympathique lorsqu’un homme (rarement une femme) se sert de son pouvoir et de sa position professionnelle pour s’imposer par le mensonge et la manipulation, et par la menace implicite que son niveau hiérarchique fait peser sur celui ou celle qui ose dire « non, je n’ai pas envie ». Celui ou celle qui ose résister sait ce qu’il en coute à court ou moyen terme, les vexations, la mise au placard, les humiliations. Il faut le dire une bonne fois pour toute être aimé(e) et respecté(e) est un bonheur, une source vive. Etre sifflée dans la rue comme une chienne, être « félicitée » pour son décolleté ou pour ses formes bien prises dans un pantalon, ou pour sa jolie bouche, toutes ses petites phrases dîtes avec une lubricité qui vous rappelle encore et encore que vous n’êtes qu’un bout de viande, qu’on se mettrait volontiers entre les cuisses! Entendre qu’une telle tenue est un appel à l’amouuuuur ou au viol devrait être immédiatement sanctionné, car c’est une insulte, la preuve que le sexisme à l’assemblée nationale, dans nos entreprises et dans les rues est toujours une valeur sûre ! Etonnez-vous après cela que les chiffres des violences faites aux femmes ne baissent pas !

Révolution, on couine ton nom à Madrid et à Athènes, on le râle au Yémen et en Syrie, on le brame en Tunisie et en Egypte. En France, on l’oublie, on l’enterre sous les tombereaux de merde déversée par des « représentants du peuple » plus indignes les uns que les autres.

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