Ce qu’aimer veut dire…

« …La nuit je vois parfois la silhouette d’un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme. C’est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres. J’entends la voix de Kathleen Ferrier qui chante  » Die Welt ist leer, Ich will nicht leben mehr » et je me réveille. Je guette ton souffle , ma main t’effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble. »

 (André Gorz – Lettre à D.)

Là-bas si j’y suis, hommage à André Gorz

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