Humeur du jour – de la richesse et du capitalisme

Les pays de la zone euro présentent un taux de chomage d’à peu près 11%, le taux le plus élevé depuis sa création. Pourtant on continue de prétendre dans les milieux économistes traditionnels que le capitalisme est le garant de l’enrichissement des populations. Partout dans le monde, en Russie, en Chine, en Palestine, mais aussi aux Etats Unis ou en Afrique du Sud, les populations se paupérisent, la situation des classes moyennes deviennent compliquées, pendant que les plus pauvres s’appauvrissent encore si c’est possible (oui ça l’est), tandis que la partie la plus riche détient désormais des fortunes proprement scandaleuses et totalement impossibles à dépenser dans le cours d’une vie. Le capitalisme attaque avec une violence inouie et une réussite sans précédent toutes les protections afin de fragiliser tous les niveaux de la société et imposer des règles de concurrence et de dérégulation permettant toujours plus de profit, toujours moins d’investissement.

L’homme qui d’après le magazine Forbes détient la première fortune du monde est mexicain, patron d’un groupe de télécommunications. Le Mexique est 14è dans le classement du PIB défini par le FMI, pas mal dirait-on, sauf que les plus pauvres au Mexique, notamment les indiens, atteignent un niveau de pauvreté qui s’apparente à une véritable forme de violence sociale, un crime réel contre l’humanité. Un terme que l’on emploie pas pour définir les violences inhérentes au capitalisme contemporain. Pourtant il suffit de regarder les privations de terres, d’accès àl’eau, de simple dignité, la détresse des enfants privés de nourriture, d’éducation, soumis à un véritable esclavage sexuel pour entrer dans cette qualification. Est ce qu’il faut que les gens soient morts pour qu’un crime soit commis?

Ce qui est valable pour les indiens du Mexique se retrouve partout où le capitalisme triomphe. Pendant que des dirigeants se goinfrent sans aucune retenue des millions d’hommes et de femmes atteignent les limites extrêmes de l’insupportable. Pendant que les bédouins enrichis du golfe s’achètent des joueurs de foot, des tours « la plus haute du monde », des palaces flottants tout en laissant leur population dans la pauvreté et notamment ces migrants traités comme des esclaves: ainsi du côté de Dubai, ce petit paradis pour touristes européens adeptes du bling bling vulgaires, un migrant peut être abattu comme un chien par un emirati ( le travailleurs occidental lui ne sera pas abattu juste expulsé).

On ne peut parler des crimes contemporains du capitalisme sans qu’on nous ressorte les crimes du communisme. Mais combien de temps acceptera-t-on cette échelle de l’horreur. Aujourd’hui le capitalisme est vecteur de destruction sociale, culturelle, politique et écologique. Tous les voyants sont au rouge, mais nous acceptons notre sort sous l’éternelle menace de « si tu bouges, on te vire et tu perds tout », « mieux vaut un salaire de misère dans des usines qui vendront en Occident de la frippe et de la technologie pour abrutis consuméristes, que pas de salaire du tout ». Mais peut-on encore prétendre cela? Qui sommes-nous pour estimer que ces jouets pour gosses débiles dont nous nous repaissons valent la vie et l’équilibre de millions, de milliards d’êtres sur la planète?

Il n’y a pas d’autres modèles possibles et c’est ainsi qu’ils accèderont aussi à notre mode de vie! Ces grandes vérités qui cachent de grands mensonges. Car pendant qu’un petit groupe de chinois, de russes, de vietnamiens, de mexicains accèdent au paradis de la fortune la plus folle, la Chine fait fasse à une crise écologique de première ampleur, elle est aujourd’hui tenue d’acheter des milliards d’ha de terres arables, car l’Empire du milieu n’a plus que de la terre aride. Le capitalisme prépare des crises qui les unes après les autres concentrent la manne entre les mains d’un groupe humain de plus en plus restreint, tandis que les masses se paupérisent partout, en Chine, comme en Europe, en Afrique comme en Amérique.

Oui mais c’est ainsi que va le monde. Certes, mais là où va ce monde, avons nous vraiment envie d’aller? Sommes nous prêts à voir nos enfants réduits à une main d’oeuvre servile après leur avoir fait croire que porter des Nike ou acheter le dernier apple était LE truc supertopgénialtropcool. Apparemment oui. C’est ce que l’atonie dans laquelle nous vivons tous nous enseigne. On se bat pour avoir le droit de porter une barbe ou de prier Yahvé plutôt que la grande nouille universelle, mais plus pour l’équité, plus pour le justice, ni pour la liberté de tous de vivre dans un monde digne.

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