Verbatim – Claudio Magris

« La noble colère, comme celle généreusement éprouvée et aussitôt oubliée par M.Pickwick, l’immortel héros de Dickens, ne fait qu’un avec la générosité du sentir, elle est le contraire du ressentiment, qui , venimeux, s’enracine et reste dans l’âme, devenant la nature constante de l’individu. Aucune colère indignée, pour motivée et donc nécessaire et juste que soit son origine, ne peut devenir courroux permanent sans se défigurer en une pose factice. La colère n’est libératrice que si l’on est capable de se libérer d’elle. « Que le soleil – dit saint Paul dans Epître aux Ephésiens – ne se couche pas sur votre colère »  – Claudio Magris – Alphabets, p.62 – (Corriere della Sera, 10/10/2002)

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