Cinéma – Rengaine

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=199158.html

Un film qui aurait pu être une véritable pépite sur un sujet un peu compliqué et trop souvent traité sous l’angle du drame et de la tragédie, mais qui par le traitement hystérique de la caméra devient un insupportable voyage avec mal de mer garanti. Mais comment ce réalisateur a-t-il pu 20288726.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx  penser que filer la migraine à ses spectateurs pouvait être un moyen de les attacher à son histoire? Soit il est atteint de parkinson, soit incroyablement prétentieux: gros plan coupé au trois quart du visage, caméra qui tourne et tourne d’un personnage à l’autre empêchant de saisir les expressions du visage et quelques plans à peu près propres qui deviennent presque les plus précieux du film. Les acteurs sont sans doute très bons, mais la caméra passe son temps à les trahir.

Passé ce premier énervement, on peut trouver l’histoire intéressante, si on n’a pas la tête dans les toilettes pour vomir. Une jeune femme du Maghreb tombe amoureuse d’un noir et cette découverte provoque chez ses quarante frères une réaction pour le moins peu amène. Le grand frère décide de rappeler sa soeur à la raison et aux traditions. On assiste donc chez les frères, mais aussi chez les amis des uns et des autres à des réactions qui vont du franc racisme « bonne franquette », genre « toi t’es renoi mais tu es mon pote, mais les autres francheùment ils sont trop renoi » ou violent et stupide genre « on va la ramener au bled et lui apprendre la vie », dixit un frère jeune et nain. Renoi et rebeu peuvent être potes mais marier les soeurs et frères des uns et des autres, ça c’est tout de suite une autre affaire.

Derrière ce catalogue du racisme ordinaire qui ne déparerait pas un café du commerce au fin fond de la Creuse, on sent le malaise et l’incomprehénsion et le malaise de groupes trop habitués à vivre selon des traditions fermées. L’humour permet de faire passer la pillule mais parfois le catalogue devient vraiment trop lourdingue: le fameux grand frère rebeu amoureux d’une juive très allumée, un monde d’artistes ratés avec une scène délirante autour de la métaphysique de la chaise et l’irruption d’un nouveau frère en odeur nette de diabolisation. A vouloir trop démontrer on arrive au franc grotesque. Dommage

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