Humeur – réponse à Serge Efez, psychiatre et psychanalyste

http://www.huffingtonpost.fr/serge-hefez/sado-masochisme-fantasmes-realites_b_3972578.html?ncid=edlinkusaolp00000009&ir=France

Non monsieur Efez, les femmes n’ont pas de fantasme de viol. Elles peuvent, par choix, par désir, par envie apprécier les rapports sexuels un peu sportifs, accepter la soumission, accepter que leur corps et celui de leur(s) partenaires deviennent un terrain de jeu et d’affects. Le sado-masochisme n’est pas un viol. C’est une sexualité choisie.

Le viol monsieur Efez est un crime, un crime de guerre, un crime contre l’humanité et je ne sache pas qu’on parle de fantasme de meurtre ou de gazage.

Le viol monsieur Efez est un acte barbare qui consiste à soumettre un individu, majoritairement les femmes pour défoncer leur ventre et y introduire de force la puissance fantasmée de l’ennemi, c’est la raison du viol de guerre, du viol de masse. Parlez-en aux femmes congolaises ou bosniaques.  Elles vous raconteront la réalité du viol.

Commis par un ou plusieurs hommes connus ou inconnus de la victime, cet acte consiste à nier le corps de l’autre, à le salir, à l’abattre. L’inverse donc des rapports librement consentis. Un viol monsieur Efez c’est subir la violence, l’introduction d’objets, de morceaux de corps suant, puant, ignobles. C’est devoir subir le sperme, la sueur, les crachats, la merde, la pisse, les humeurs de ces barbares qui ne recherchent que la satisfaction d’un solide instinct et besoin de torture. Qui ne cherchent que la destruction TOTALE.  Aucune femme ne souhaite ni ne fantasme cet acte de barbarie.

Vous vous cachez derrière Freud ou derrière cette soupe débile servie par une pauvre bourgeoise à l’intimité tragiquement déserte – et par intimité je parle de ce sentiment/lieu décrit avec finesse par François Jullien, philosophe de son état. Mais ce qu’on entend dans votre délire et derrière ces « NON bien sûr les femmes ne désirent pas être violées », mais bon elles sont quand même un peu sottes, donc on ne sait jamais ce qu’elles veulent donc autant les soumettre et caricaturer leur sexualité, cette grande inconnue de la majorité des mâles aux pauvres bites turgescentes devant une bimbo sur papier glacé ou écran pixélisé, ce qu’on entend c’est le délire sadien, qui lui au moins avait le bon goût de ne pas croire à ses propres fadaises et surtout l’incompréhension (pour ne pas parler de peur) que vous inspire un désir féminin trop complexe et surtout libre de créer le même et l’autre.

Oui monsieur Efez nous avons des fantasmes, uniques  à chaque femme et une chose est certaine ils sont loin, bien loin de vos pauvres grilles créées de toutes pièces par un petit bourgeois autrichien qui déclara en 1914 qu’il était fier de cette déclaration de guerre et qu’il serait heureux de donner sa libido à la patrie. On a les références que l’on peut monsieur Efez et des amis comme vous, les femmes s’en passent avec plaisir.

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