Cinéma – Au nom du fils

Nos amis belges ont un sens de l’auto-dérision et un refus du pathos qui forcent l’admiration. Traiter de la pédophilie dans l’église catholique peut tourner rapidement au grand déploiement larmoyant et dramatique. Rien de tel ici. Dans cette petite communauté ultra catholique, on aime dieu et on accueille les prêtres et les vicaires, leurs ordres et leurs conseils avec un coeur ouvert et aimant. Alors quand une mère découvre coup sur coup que son mari et son fils ainé de quartorze ans jouaient les fous de dieu dans les bois à la suite d’un prêtre exalté, puis que son ce même fils avait conçu une passion très charnelle avec le vicaire que la famille accueillait sous son toit, le doute s’installe. Doute qui tourne au franc énervement lorsqu’à la suite du suicide du jeune garçon l’évêque lui explique doctement que tous ces petits ados vicieux agitent leur derrière pour détourner les bons apôtres du sein de dieu. Maman catho se tranforme en Maman Rambo jetée sur les routes de Belgique à la poursuite des prêtres pédophiles.

Le film est méchant, décapant et hilarant. Avec un tel brulôt, le réalisateur Vincent Lannoo fait mouche dans le coeur de bien des gens. Le film attaque les dérives du sectarisme chrétien avec une hargne certaine que certains trouveront outranciers. Mais après tout, des années de silence et de dénégations, de condamnations à peine voilées des victimes donneraient à n’importe qui des envies de tout exploser.

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