Les droits humains des femmes sacrifiés sur l’autel de la jouissance masculine

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2 réflexions sur “Les droits humains des femmes sacrifiés sur l’autel de la jouissance masculine

  1. de blog en reblog, j’ai pris connaissance du texte d’Isabelle Alonso mais les réponses étant recueillies sur un site qui se présente comme anglophone, je reviens sur La terre Adèle lit… Il s’agit d’un réquisitoire contre la prostitution avec de forts accents féministes et une agressivité délibérée, annoncée en préambule, en forme de réponse à Mr Badinter intervenant au Sénat : il s’agit donc aussi d’un règlement de compte.
    « Plusieurs blogueuses féministes abolitionnistes ont décidé de relayer cet excellent texte d’Isabelle Alonso à propos du discours, ultra-misogyne, de Robert Badinter au Sénat, auditionné dans le cadre de la loi de lutte contre le système prostitutionnel. Si vous aimez ce texte, vous pouvez à votre tour le partager et rebloguer ! »

    Grosso modo je suis contre la prostitution comme je suis contre l’esclavage mais avec des nuances essentielles dans la forme et même l’argumentaire, que j’exprime dans l’esprit du débat engagé par Isabelle Alonso.

    Vous êtes, féministes militantes, des Cléopâtre en faux-cul : voulez-vous décapiter votre amant d’une nuit pour joindre puissance à jouissance, voulez-vous changer de sexe, changer les règles du jeu, cumuler les pouvoirs; avoir le pouvoir de Périclès et celui de Phryné en même temps ?
    (ce sont des notes prises en lisant plutôt qu’un texte structuré)
    …avoir la puissance, peut-être rétabliriez-vous l’esclavage et qu’on vous serve la galanterie avec l’exploitation du caoutchouc (cf Mario Vargas Llosa dans « Le Rêve d’un Celte ») sans exclure qu’on vous houspille la moniche. Mettez une burqua ou cessez votre séduction. Il y avait un film « Séduite et abandonnée », la peur d’être fille mère. Le drame de la femme c’est le désir de maternité qui peut se transformer en crainte de l’abandon et corvée du gosse… vous haïssez l’homme, il est violent d’accord mais avec un mouvement organisé, agressif visant l’apoptose du masculin + les cités de Lesbos, vous faites fausse route. Ce qu’il faut c’est que tout être humain soit digne de son existence, conscient de lui-même puis évolue vers l’empathie, l’altruisme. A vouloir que tout homme soit un cochon vous refusez d’avoir reçu une vie (très provisoire) que l’eau devienne la terre, l’agneau le loup, vous voulez quoi ?… si je me trompe ? Les violences faites aux femmes ça existe, l’inverse beaucoup moins; mais dans la tête ça existe foutrement autant ! C’est pas des couilles que vous manquez c’est des muscles. Profitez donc de vos seins de vos organes génitaux, de vos atouts intelligemment et cessez ce combat stupide, né comme la technologie dans l’espoir que ça allait régler toute l’histoire du monde; on se retrouve avec de nouvelles maladies, de nouvelles problématiques, c’est une utopie et une volonté de puissance.
    Si on considère la prostitution et qu’on admet que cela égale l’esclavage, il faut aussi arrêter les guerres – le rêve des imbéciles – au lieu de vous rappeler vous-même, de vous connaître être consciente, puis vivre un amour réciproque avec le genre opposé… mais il y aura toujours Dodo-la-saumure et Alexandre le Grand et des Ninon de Lenclos/courtisanes, des « Thérèse Philosophe » une différence entre les genres et assumer. Les révolutions il y en a marre, marre aussi des hommes de main et des commanditaires de l’expansion territoriale ou marchande.

  2. j’ajoute un second commentaire, qui vise les gens (hommes ou femmes) qui se jettent la tête la première dans une révolution, une nouvelle aventure violente.
    Il s’agit d’une interview de quelqu’un que j’ai beaucoup admiré, Ronald Laing, et que je ne veux pas faire parler : c’est lui qui parle en réponse à des questions d’Elizabeth Antébi qui travaillait à l’Express il y a quelques années. Ronald Laing est mort. Elizabeth Antébi a seulement eu un bon entretien avec Ronald Laing, médecin écossais ayant exercé le métier de psychiatre dans les années 60, et auteur ou co-auteur de plusieurs livres.
    Ce que je présente ici est un court extrait de cet entretien. Je trouve nécessaire de donner un bref aperçu de ce point de vue et de ces connaissances, sans doute oubliées actuellement, ou modifiées par assimilation.

    « R. L. : Mais je n’ai jamais dit de prendre de la drogue. Je n’ai jamais caressé l’idée de baptiser qui que ce soit au LSD, comme Timothy Leary, qui est pourtant un ami, et que l’on vient d’arrêter à nouveau en Californie.

    L’Express : La Nouvelle Gauche voit en vous un leader : elle affiche votre poster à côté de ceux de Marcuse et de Wilhelm Reich…

    R. L. : C’est le privilège des gens de voir en moi ce qu’ils veulent. Ils sont libres. Je le suis aussi de ne prendre et de n’avoir jamais pris aucune position particulière, sinon d’observer la nature humaine et les conditions sociales, économiques, géophysiques qui régissent la vie de l’homme. J’essaie de communiquer ce que je vois aux autres. Je ne me précipite pas, tête la première, pour changer la nature des choses, avant d’avoir songé à la manière de le faire. J’énonce seulement les vérités que je découvre. Si une telle attitude apparaît comme révolutionnaire, alors, je suis d’accord.

    L’Express : Pourtant, on dit que vous menez les mêmes combats que Herbert Marcuse ?

    R. L. : Pas du tout. Je suis trop individualiste. Quant aux idées de Wilhelm Reich, dont vous parliez tout à l’heure, elles sont très souvent contestables. Et il a vraiment fini fou, vous savez. Malgré mes affinités avec Sartre , je ne me sens pas spécialement mobilisé, engagé dans un effort pour préserver ou détruire des structures.

    L’Express : On dit encore que vous vous intéressez plus à la schizophrénie, cette maladie sans critères cliniques bien définis qui coupe le malade du réel, qu’aux autres troubles ?

    R. L. : C’est une impression fausse. Je n’ai jamais consacré aucun des huit livres que j’ai écrits à la schizophrénie seule. J’ai écrit aussi sur bien d’autres formes de troubles, mentaux ou sociaux, et sur la vie ordinaire, quotidienne.

    L’Express : Que signifie, dans votre bouche, « la vie ordinaire, quotidienne » ?

    R. L. : On pourrait dire aussi la vie sans étiquette. Il arrive qu’on mette l’étiquette « psychotique » sur le front de gens affectés de fonctions désordonnées, de psychopathologies, ou bien de pathologies chimiques et moléculaires. Cette étiquette modifie le champ social dans lequel il (ou elle) va opérer, pendant un certain temps, voire pour toute sa vie. Mais une bonne partie de la vie peut se dérouler sans que ce genre de choses arrive. C’est ce que j’appelle la vie ordinaire. »

    Etc.
    Tâchez de retrouver ce long entretien, peut-être en interrogeant l’Express : vous aurez un aspect éclairé de votre vision du monde. Pour l’instant je n’ai pas l’esprit assez synthétique pour proposer autre chose que cette connaissance, ce travail, qui méritent d’être à nouveau explorés de la bonne façon. J’ai, en revanche sauvegardé l’interview intégrale en question, mais je ne sais pas où la produire sans encombrer vos blogs.

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