Cinéma – Saint Laurent

Le Saint Laurent de Laurent Bonello est sans doute précis, sans doute d’une étonnante plasticité, sans doute très esthétiquement correct, mais il peine à trouver une grandeur et une finesse qu’on attend finalement des grands créateurs. Une attente sans doute veine, car après tout être un génie de la mode, ne vous met pas à l’abri d’être un personnage assez médiocre, pris dans les rets d’une liberté sans conscience et sans intelligence, où la consommation de drogue, d’alcool, des corps relève d’une incapacité à s’aimer, à se respecter, à apprécier la beauté réelle du monde.

L’opposition caricaturale entre un Bergé, homme d’affaire prosaïque et Saint Laurent créateur en souffrance ne prend pas. On se fatique assez vite de cette absence de nuances. Les seuls grands moments de ce film sont ceux où le créateur fait enfin bloc avec ses équipes, les petites mains miraculeuses qui donnent vie à l’imaginaire. Le passage du temps qui se fait de manière très artificiel dans le montage entre images d’archives et scènes du film ne donne nulle profondeur au film. Un biopic convenu et convenable dans ses petits scandales surfaits.

 

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