Les délices de Tokyo

Le dernier film de Naomi Kawase traite d’un sujet dont j’ignorais absolument tout. Depuis la seconde guerre mondiale des dizaines de personnes atteintes de la lèpre ont été isolées dans un sanatorium, interdites de venir en ville, de travailler, contrôler dans leur sexualité, interdites de reproduction. Elles n’avaient même pas le droit à un enterrement, leur corps étaient incinérés et le seul témoignage de leur vie était un arbre planté par d’autres résidents dans le parc du sanatorium.

Au-delà de ce rappel historique le film est un conte humaniste. La rencontre entre un homme profondément blessé et une vieille femme prête à tout pour transmettre son savoir, l’art de la pâte d’haricot rouge qui transforme une petite pâtisserie traditionnelle japonaise en moment de pur bonheur.

Comment souvent dans l’art japonais, le conte humain s’incarne dans une nature généreuse et accueillante où les esprits bienveillants veillent aux rencontres et aux guérisons des âmes. Tout commence et se finit sous les merveilleuses frondaisons des cerisiers japonais en fleurs. Entre les deux moments, les chemins de trois êtres auront été rendus à l’espoir et au plaisir d’exister ou de partir.

Doux, poétique, presque magique, le film de la réalisatrice japonaise est une invitation à la réflexion métaphysique de l’importance du lien entre les êtres au coeur d’une nature bienveillante.

Sur le site de Télérama

 

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