Anomalisa – Charlie Kaufman & Duke Johnson

Si je reconnais bien volontiers la performance technique de ce film d’animation américain, je ne peux qu’avouer que je me suis copieusement ennuyée devant cette histoire qui partait pourtant d’un parti pris plutôt réussi: comment la voix humaine devient une sorte de bruit sans aspérité et de ce qu’il advient lorsque la mélodie refait irruption dans une vie tristement banale et étriquée.

Malheureusement, le récit tourne assez vite très court et cette animation souffre de la lourdeur du stop motion. La poésie devient prose pathétique et l’ivresse d’un instant se plombe d’un solide mal de tête.

L’histoire simple  de l’irruption d’une lumière artificielle et chaleureuse dans le quotidien gris et sinistre est connue de beaucoup, tout comme la déception qui vient une fois le jour levé et les vapeurs de l’alcool et du rêve dissipées, est un ressort bien connu de la fiction mais là, ça ne passe pas. J’ai eu beau relire les articles dithyrambiques parus ici ou là, j’avoue être passée totalement au travers de cet « ovni » cinématographique….

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