Théatre – A tort et à raison

Une pure merveille que cette pièce de Ronald Harwood écrite en 1995 d’après le témoignage du grand chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler, accusé par les alliés d’avoir été un nazi.

Le génie de cette confrontation vient de l’impossible dialogue entre l’homme de l’art, le grand musicien, l’artiste pur et le soldat confronté à l’horreur des camps et à l’abomination qui nait dans le coeur des hommes.

Les interprètes sont d’une grande justesse, mais j’ai été bouleversée par l’interprétation de Michel Bouquet, sa fragilité et sa certitude de l’inaltérable pureté de la grande musique. Un texte magnifique et qui trouve un écho tragique dans notre confrontation au terrorisme et à ses destructions arbitraires de la beauté et de la culture. Un moment magique car cet homme âgé et fatigué nous transmet le flambeau de ce qu’il y a de plus haut dans nos existence: les promesses de l’art.

A voir absolument.

Sur le site de Télérama

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