High Rise – Ben Wheatley

Toujours passionnantes et dérangeantes les adaptations des romans de l’écrivain et terriblement visionnaires J.G. Ballard. Dans cette vision apocalyptique des conséquences d’une étrange expérimentation architecturale et sociale, le réalisateur Ben Wheatley nous offre un film hystérique et orgiaque dans lequel les acteurs semblent s’épanouir comme des poissons fous dans une eau fangeuse. Avoir gardé la périodicité du roman permet de voir la formidable modernité du roman de Ballard annonçant l’aliénation technophile, l’explosion de haine de classe, la débauche d’une classe odieusement riche, dénuée de toute morale, éthique ou sens du réel, mais également le désir à peine caché des plus pauvres d’accéder à cette barbarie de la richesse extrême.

Âmes sensibles s’abstenir, car le film, qui ressemble par certains aspect à Brazil, ne laisse dans l’ombre aucune dérive de l’esprit humain: envie, avarice, goût du lucre et de la débauche, bêtise et méchanceté, rien ne nous sera épargné. On regarde ce petit paradis technophile s’effondrer dans le chaos avec la complicité active de tous ses résidents, incapables de simplement chercher à se protéger eux-mêmes.

Dur et sans concession, le film de Wheatley résonne curieusement aux oreilles de celles et ceux que tant de gens considèrent comme les Cassandre d’une modernité sans conscience. Une belle réussite.

Sur le site de Télérama

 

 

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