Edgar Hilsenrath – Le retour au pays de Jossel Wassermann- Le Tripode

HilsenrathJ’adore cet écrivain, sans doute l’un des plus talentueux de cette génération échappée aux ténèbres posées sur l’Europe par le régime nazi. Il a su s’affranchir des codes de la désolation pour rendre à l’humour juif, à la culture juive le contrôle sur l’imaginaire terrifiant de la Shoah. Dans ce dernier opus, l’écrivain aborde le destin du shtetl, ce village juif de l’Est européen, ce morceau d’Histoire d’un peuple disparu du temps réel, mais présent dans la mémoire universelle.

Ce roman est à la fois doux, amer, caustique, parfois cruel surtout envers les femmes ;). Ce voyage en nostalgie d’un monde d’hier à jamais disparu est fascinant parce qu’il est vivant. Hilsenrath a un donc rare pour faire de chacun de ses personnages un voisin de pallier, un ami ou une connaissance que nous aurions pu croiser ici ou là. L’époque n’est plus, mais ces histoires d’une petite humanité aux prises avec le quotidien à la fois trivial et passionnant.

Bien sûr, on sait que cette mémoire a pris la clé des champs et il y a un moment très émouvant quand cette mémoire qui quitte le toit du wagon où se meurent des centaines de juifs arrachés de leur shtetl pour gagner l’un des nombreux camps d’extermination, pour tenter de parler au crucifié situé au dessus du village, supposé protéger les juifs, et ne trouvant d’écho aimable qu’auprès d’un vieil épouvantail à nez de carotte.

Le rire est la politesse du désespoir, Hilsenrath est une mémoire à chérir.

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Nancy Huston – Le club des miracles relatifs – Actes Sud

9782330060695Un joli roman sur l’enfance fragile, l’impossibilité d’être à ce monde, la destruction des rêves et la chute de l’homme dans un enfer chaque jour plus atroce. Nancy Huston a l’art de faire parler les plus fragiles, leurs colères, leurs désirs de violence, la rage qui dévore leurs coeur trop purs et les livre pieds et poings liés aux terribles Erinyes.

Varian est l’enfant de l’amour, l’enfant né tardivement dans un couple passionnément amoureux. C’est aussi un enfant plus fragile, plus sensible, plus hors du monde que la plupart. Ses rêves sont trop étranges, sa vie est trop différente pour qu’il puisse entrer dans le rang. Sa fragilité va poser un coin entre ses parents que la crise de la surpêche va finir d’enfoncer. L’enfant devenu adulte va quitter son terrible paradis pour découvrir l’enfer sur terre, ce monde où les énergies fossiles se répandent comme une lèpre immonde sur le visage de la Terre-mère, ce monde où  la violence des homo economicus se répand comme la peste sur le corps des femmes.

Un roman violent et fragile, un roman pur et terrifiant qui nous raconte notre monde par le biais de ceux que nous haïssons, les outcast, les hors norme, les différents.

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Joyce Carol Oates – Daddy Love (trad.Claude Seban) – Philippe Rey éditions

livre_moyen_305Impossible, proprement impossible de lâcher ce terrible roman de l’une des grandes dames des Lettres contemporaines. Malgré une attaque un peu déstabilisante avec cette répétition du premier chapitre en modifiant quelques détails et quelques points de vue et mener inexorablement le lecteur vers le début de l’horreur, le roman est monstrueusement addictif. Comme la mère de ce pauvre gosse, on s’accroche aux pages comme elle s’accrochait aux petits doigts de l’enfant. Sans concession mais également sans outrance, l’auteure nous place une fois encore dans cet entre deux inconfortable de savoir ce qui se passe assez précisément tout en devant accepter les non-dits et les sous entendus. Les images se créent malgré nous et on ressent avec acuité la terrible solitude et la destruction irréversible de la personnalité de l’enfant.

Aborder le sujet de la pédophilie relève de la fascination pour l’ultime monstruosité. On peut parler aisément de viols, de guerre, de massacres, de la Shoah, on parlera du massacre des Yezidis, des crimes de Daesh, de ceux des armées en Afrique, mais la pédophilie reste ce crime impensé, ce cauchemar absolu pour tout parent, cette faute de la nature impossible à comprendre ou à pardonner… sauf dans l’Eglise catholique semble-t’il.

Il faut un sang froid redoutable, une plume à la fois froide et précise pour raconter la mort brutale d’une enfance, la destruction de toutes règles, de toutes normes, la souffrance terrible de l’être qui se trouve soumis à un prédateur sexuel à un âge où il ne devrait y avoir que des jeux et des gestes tendres et aimant. Il faut également une force froide pour décrire sans caricature le portrait robot d’un de ces terrifiants prédateurs sexuels. Joyce Carol Oates ne cherche ni à expliquer, ni à comprendre, elle décrit. Elle écrit un moment de la vie de deux êtres que rien n’aurait dû rapprocher. C’est d’une impressionnante maîtrise, c’est d’une violence inouïe pour le lecteur.

Ne cherchez pas la moindre complaisance, l’écrivaine américaine, rompue dans l’analyse au scalpel de l’âme monstre états unienne, n’en a aucune. Ne cherchez pas le pathos, c’est trop maîtrisé pour permettre au lecteur de s’identifier. Ne cherchez que le talent d’une analyste, d’une écrivaine parfaite.

Magistral et glaçant

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T.C. Boyle – Les vrais durs (trad.Bernard Turle) – Grasset

9782246855194-001-X_0Pour connaître l’âme d’un pays, ses multiples nuances et petits arrangements avec la Morale, il faut lire les romans. Ils sont le plus terrifiant et le parlant des miroirs tendus à une société. Au siècle dernier, Norman Mailer, grand écrivain de la psyché tordue d’une Amérique enfin rendue à ses fantômes, nous offrait le terrifiant Les vrais durs ne dansent pas dans lequel il regardait la libération sexuelle d’une nation passée sans transition du puritanisme le plus crasseux à l’expérimentation dans tous ses états. C’est à ce roman que j’ai pensé en lisant le dernier roman de l’américain Tom Coraghessan Boyle. Regarder dans les yeux une Amérique malade de ses enfants, malade de son délitement politique, malade de ses rêves à jamais enfouis sous des tombereaux de consumérisme hystérique, malade d’une haine inextinguible envers les pauvres, les déclassés, les outcast. Et comme après la lecture de Norman Mailer, on sort cabossé de cette lecture et peu confiant dans un avenir radieux où la démocratie américaine serait enfin adulte et responsable.

Tout commence sous le soleil radieux de l’Amérique centrale, dans une de ces monstrueuses croisières où l’important est de rester entre soi tout en se donnant l’illusion de l’ouverture au monde. On goûte les spécialités locales mais en priant pour que les verres aient été lavés à l’eau javélisée et que la nourriture ait été préparée par des autochtones dressés aux règles du savoir manger nord-américain. On regarde le monde de haut dans ces croisières, surtout les petits, les pauvres, les crasseux, ces étrangers qui ont l’audace de vaguement baragouiner la lingua americana. Sten et Carolee sont de ce voyage. Bien sûr c’est Carolee qui a voulu découvrir le monde, parce que Sten serait bien resté tranquillement à siffler sa énième bière devant le match de foot.  Alors quand le groupe est attaqué par quelques sauvageons locaux, Sten n’a pas d’autre choix que de faire ce qu’on attend d’un états unien, il tue l’un des agresseurs, petit gredin sans envergure attirée par les quelques breloques de l’envahisseur yankee.

Rentrés au pays, Sten et Carolee retrouve enfin leur petit train-train quotidien. Mais la réalité de la violence va les rattraper bien vite. Car le couple a un fils, schizophrène non soigné, qui va plonger le gentil petit couple et leurs amis dans un abîme de folie.

Ce qui est fascinant dans ce roman, c’est la confrontation entre la « normalité » américaine, le gentil petit couple qui compte des tas d’amis, dont on découvre qu’ils n’ont été capable de procréer qu’un déchet de la violence américaine, un être sans repère, sans force, sans réalité. Une ombre projetée dans un passé fantasmé de la grandeur des aventuriers ouvrant les routes, exterminant tout sur leur passage pour quelques peaux de castor et un nouveau territoire à découvrir. Face à ce petit bonhomme armé de sa formidable violence et des si chères armes à feu, Sara, quadra en sécession avec la puissance étatique, pourfendeuse de la fédération, arc-boutée sur une vision tout aussi fantasmagorique de l’âge d’or où les premiers colons faisaient leur vie, loin de Washington et de son super-pouvoir. T.C. Boyle montre avec terrible efficacité l’effritement moral d’une nation qui n’a d’autre vision que plus d’argent, plus de pouvoir, plus d’argent, plus d’argent, plus d’argent. Ceux qui sont hors de ce système sont marginalisés, mais ces marginaux ont fini par attaqué tout le joli système du capitalisme triomphant et le ver est désormais dans la pomme….

Brillant et sans concession.

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Yitskhok Rudashevski – Entre les murs du ghetto de Wilno 1041-1943 (trad. Batia Baum) – L »Antilope

xRuda_COUV.jpg.pagespeed.ic.LtO9sEWHEMLire ces petits morceaux de vie pris dans la tourmente nazie est à la fois une déchirure car on sait l’issue fatale, la solitude face à la mort atroce à venir, et un exercice d’admiration et de libération en découvrant que même confronté à la pire tragédie humaine, à la destruction totale d’une communauté, il y a toujours des êtres capables de garder en mémoire l’importance du témoignage. Ecrire pour vivre le moment, écrire pour laisser la trace indélébile des vies happées par la longue nuit de la mémoire.

Le jeune Yitskhok est un témoin magnifique. Fils de son temps, jeune communiste, attendant le grand soir et le changement du monde au profit du prolétariat, il est aussi un jeune homme cultivé et aimant passionnément apprendre et découvrir. Son regard est tour à tour enfantin et terriblement dur sur ce qui se déroule dans le ghetto. Ainsi certains passages sur la police juive du ghetto rappelleront les propos de la philosophe Hannah Arendt sur la complicité des autorités juives mises en place par les nazis. On pourra toujours dire que tout cela est une manière de salir la mémoire des morts, mais c’est oublier que dans toute collectivité humaine, il y a des salauds, des profiteurs qui pensent se sauver en condamnant les autres.

Les passages les plus poignants pour moi sont ceux où il parle de l’école, de ses professeurs, ceux qui meurent, ceux qui continuent le combat. Dans cet univers entièrement livré à la peur, à l’oppression, à l’extrême dénuement, on ne s’en remet pas à dieu, mais au savoir…. à méditer en ces temps de retour du bigot hystérique. Il y a aussi ce jour de neige où chacun se réjouit de la beauté qui, un instant, recouvre le champ de ruines du ghetto, pureté d’un instant avant le retour de l’horreur quotidienne. « A la lueur de la lune, on voit tomber du ciel des diamants »

Ces témoignages sont nécessaires, car ils disent derrière la terreur, derrière la faim, le froid, l’humiliation, la torture de savoir que la mort est prête à s’abattre à chaque instant, il y a la formidable résilience de l’esprit humain, cette capacité à s’arracher à la boue, aux larmes, au désespoir pour prendre la plume chaque jour, porter témoignage, rappeler les noms, les métiers, les anecdotes, la vie de celles et ceux que les nazis ont tenté d’annihiler dans leurs mémoire même, comme le rappelle Gilles Rozier dans son introduction. Et puis, dans l’ambiance des temps, où les mémoires de chacun se brisent l’une contre l’autre, s’affrontent dans une lutte mémorielle sans merci, sans humanité, sans conscience, sans nuance, donner à lire le témoignage d’un adolescent rappelle à chacun que la vie humaine, quand elle est prise dans les rets d’un régime barbare où l’arbitraire et la mort sont les seules bornes, n’a ni couleur, ni religion, juste le désir de durer encore, de profiter d’un soleil doux en plein hiver, d’un jour de neige légère, d’un éclat de rire, de la caresse d’un être cher. Ces témoignages nous rappellent à notre devoir d’humanité, nous rappellent à la fraternité et à l’unicité de la vie humaine…..

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Edgar Hilsenrath – Le conte de la pensée dernière (trad. Bernard Kreiss) – Livre de Poche

9782253001911Il y a des lectures qui vous mettent de bonne humeur, malgré le froid, le nez qui coule, les nouvelles alarmantes sur tous les fronts, le prélèvement des impôts à la source dans retouche des multiples petites niches fiscales, le terrorisme et ses petits monstres de foire, le sexisme quotidien qui se glisse dans les prétoires, le tragique néant du sport pompe à fric et à triche, et les multiples reculades devant tous les lobbys possibles et imaginables, sauf celui, tout petit, tout gentil de l’intelligence et du respect de notre environnement, corps, esprit et planète…. Bref, il y a des écrivains qui agissent comme de véritables gardiens de l’esprit frais et ouvert. Et oui, chers amis, en vérité je vous le dis, Edgar Hilsenrath est de ces écrivains rares. Cet écrivain juif allemand survivant de la furia nazie réfugié en Palestine puis aux Etats Unis avant de revenir sur sa terre natale dans les années 70.

Edgar Hilsenrath commence son oeuvre dans les années 50 aux Etats Unis, une oeuvre marquée par la Shoah bien sûr, mais marquée surtout par un humour dévastateur, une fronde de l’esprit contre les discours ambiant, contre la bienséance et les pleurs convenus. Cet humour, ce sens de l’absurde, de la tragique comédie humaine en fait l’ennemi absolu des pisse froids et des esprits étroits et terrassés par les convenances. Comme Desproges, comme Coluche, il frappe là où ça fait mal, montre la cruauté des temps et des hommes, sans jamais se mettre en dessus de la mêlée. Il se coltine dans son oeuvre à la vilenie humaine, la déplumant de ces ombres terrifiantes pour la ramener à hauteur, à bassesse de petit humain sordidement commun.

Après la Shoah et avant la grande fumisterie soviétique, c’est le tour de l’autre holocauste du XXè siècle de tomber sous la plume du l’écrivain allemand. Le conte de la pensée dernière est le récit absurde et cruel de l’extermination des arméniens par les turques au début de la première guerre mondiale. L’humour est partout dans ce livre, pas pour minimiser ou cacher l’horreur des crimes commis par les turcs et les kurdes contre des civils, mais bien pour montrer l’insondable capacité de l’homme a être pire encore qu’on ne l’imagine parfois. Et pour cela, l’humour est une arme absolue de mise en abîme de la lâcheté et de la cruauté. Hilsenrath n’hésite pas non plus à montrer la violence des rapports entre hommes et femmes dans ces temps lointain où la femme n’est qu’un ventre, une servante, une faire-valoir qu’on prend et qu’on jette à l’envie. Il n’épargne rien ni personne, peint une fresque « boshesque » où le rire tonitruant d’un fou semble accompagner ce jeu de marionnettes monstrueuses. Il y a du génie dans l’humour, le vrai, pas le ricanement stériles de quelques amuseurs publics pour communautarismes hystériques, et ce génie est celui du dévoilement. Hilsenrath arrache le voile de bonne conscience pour nous remettre bien en face le miroir de nos propres laideurs…. dieu sait qu’il écrirait une formidable fresque de nos attitudes face à la tragédie des migrants, ces nouvelles victimes expiatoires de nos petits jeux de dupes….

William Marx – La haine de la littérature _ éditions de Minuit

« Ils l’ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres – ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et de sociologues, de rois, d’empereurs et même de présidents.
De Platon à Nicolas Sarkozy, ce livre fournit toutes les pièces de ce procès ahurissant, fait le portrait d’une incroyable galerie de grotesques et de ridicules, et retrace à sa manière une autre histoire de la littérature occidentale depuis les origines, pleine de bruit et de fureur, de bêtise, d’hypocrisie et d’ignorance, avec ses querelles et ses combats, ses défaites et ses triomphes, ses stratèges, ses traîtres et ses héros.
Avec la haine de la littérature se révèle la face cachée de l’histoire de la littérature – celle qui lui donne peut-être son sens véritable. »

J’ai lu avec intérêt l’essai de Marx et j’adorerais dire que j’ai adhéré à son propos, à ses multiples exemples, à son humour parfois ravageur, mais voilà, ce qu’on veut et ce qu’on ressent ne vont pas toujours de paire.

Je n’ai jamais senti, et surtout pas dans mes études d’Histoire, cette haine dont il est question dans l’essai. Oui Platon détestait les poètes, mais il n’en reste pas moins qu’Homère est avec l’épopée de Gilgamesh la base de la pensée, de l’Histoire, de la mythologie, peut être même de la philosophie dans une part non négligeable du monde. Rousseau n’aimait pas La Fontaine, qu’importe, la réalité est que nos princes, rois, reines et autres étaient bercés par les romans de la Table Ronde et par la poésie de Ronsard ou des troubadours.

Sarko n’aime pas le Princesse de Clèves, mais Mitterrand avait un savoir littéraire encyclopédique et Barack Obama a fait la promo de ses auteurs favoris leur offrant une couverture médiatique sans précédent.

Donc s’il y a des gens qui haissent la littérature, celles et ceux qui l’aiment et en font la promotion sont beaucoup plus nombreux. Toutes les sciences humaines aujourd’hui le savent. Si vous voulez avoir une idée de ce qui se passe en Israël loin des clichés médiatiques, il suffit de lire ses écrivains. Idem pour l’Inde, le Libéria, la Nouvelle Zélande, l’Afrique du Sud et tant d’autres. Maylis de Kérangal a fait plus en quelques centaines de pages pour la connaissance de notre paysage nucléaire que tous les reportages sur le sujet. Les femmes n’ont jamais eu autant de puissance et de place qu’en s’emparant du médium littéraire. Le monde a changé lorsqu’un certain Gutemberg a trouvé un moyen technique pour imprimer les textes et les sortir des mains des copistes. Dans l’Egypte impériale la caste de scribes était particulièrement importante et pas seulement pour écrire des listes de courses. Les scientifiques auraient haï la littérature? Le siècle des Lumières est plein de ces échanges épistolaires dans lesquels science et littérature font un mariage plus qu’heureux.

Bref, le propos du professeur Marx m’a semblé le plus souvent outrancier et basé sur quelques exemples, soigneusement choisi. Mais de la même façon qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, un pauvre haineux ne fait pas de notre belle Littérature une victime expiatoire….

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